A propos de l'auteur isalameloise

Isabelle Lameloise
Site Web : http://
Pays : France

 

Quelques mots sur moi

La sculpture répond pour moi à un besoin de contact avec le monde qui m’entoure, elle naît d’une rencontre avec des objets trouvés, amassés puis assemblés .Au départ, Le matériau primordial se trouvait donc dans cette récupération de pièces de métal abandonnées, exclues du cycle de la consommation car impropres, superflues, obsolètes. Il y a dans ce recyclage une dimension profondément optimiste, qui puise son énergie dans le plaisir d’assembler, et de rassembler.
Aujourd’hui, étant toujours questionnée par cette société de surconsommation, j’utilise toujours ce médium, mais j’ai besoin de plus en plus de la terre.
Cette terre cuite me permet une plus grande liberté dans mon expression et me permet d’utiliser une technique qui est à la fois dite « matériau pauvre » et a fait ses preuves dans toute l’histoire de l’Art.
La suite se déroule dans l’atelier, l’idée d’un personnage, d’un animal ou d’un monstre arrive de manière intuitive. Un personnage naît, une histoire se construit avec lui. Elle me permet de parler du monde qui m’entoure.
Ces personnages, c’est parfois moi, parfois vous, parfois les gens que j’ai croisés qui m’ont touchée.
Je redonne vie à de petits bonshommes tous plus sympathiques les uns que les autres dans un style "cartoonesque", enfantin et naïf. Mes sculptures, mes bas-reliefs semblables parfois à de petites poupées, ne manquent cependant pas de tranchant ni d’humour noir…

Je vous présente aussi mes linogravures et sérigraphies: Elles découlent parfois de ces personnages en trois dimensions. Le papier utilisé est du papier d’emballage recyclé. Les tirages sont ensuite rehaussés à la peinture à l’huile, qui en font des exemplaires quasi unique.

Par cet aspect brut, simple et poétique, mon travail se situe volontairement en marge d’une réalité dictée par l’équation « je consomme donc je suis » et ne cherche pas à générer de la valeur. Comme un acte minuscule de résistance, il se glisse malicieusement dans les interstices de la formidable broyeuse qu’est notre société, pour dire qu’au fond rien n’est jamais perdu.